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Réflexions liturgiques et théologiques

vendredi 20 janvier 2012

Les noces de Cana

Noces de Cana

            En ce début de XXI° ème siècle où les mariages se soldent pour 70% de divorce, il est évident que le mariage à 2, c'est l'échec garanti ! Mais au cœur de cette détresse humaine, le Messie va manifester Sa gloire au cœur de cette humanité en souffrance.
            Marie, l'Épouse avec un grand « E », Marie le « reste d'Israël » comme le disent les Écritures, Marie va faire ouvrir la manifestation publique de son Fils.petit détail, miracle insignifiant ? Peut-être pour nous, mais pas dans le contexte du mariage hébraïque.
            Nous devons nous souvenir du rituel précis et immuable des fêtes juives: l'accueil se fait par « l'ancien » ou le rabbin qui offre la première coupe de vin (béni) en signe de bienvenue. Puis la célébration peut commencer autour du repas. L'ancien rompt le pain et le donne aux participants, puis à la fin il bénit la dernière coupe. C'est la coupe de bénédiction, symbole de la descente de ma Shékina, de la présence divine. Or à Cana: plus de vin, donc pas de bénédiction ! Dieu sera absent dans la vie des mariés: c'est le malheur assuré. L'essentiel est absent. Alors dans le vide ordinaire des 6 jarres, Jésus, lui la 7ème jarre, verse Sa plénitude et l'eau se transforme en vin, en  vie, en vie pétillante.
            Rappelons nous également que dans toutes les messes, celles-ci comportent un rite très important lors de l'Offertoire chez les Romains et lors de la préparation des saints dons chez nous lors de : la mixtion de l'eau au vin dans le Calice : « Ô Dieu qui a établi d’une manière admirable la dignité de la nature humaine, et plus admirablement encore l’a renouvelée, donne-nous selon le symbole de cette eau et de ce vin de participer à ta divinité comme tu as daigné participer à notre humanité »
 Ce rite est nettement inspiré par Évangile de Saint Jean et il représente la transfiguration du Christ au Golgota: « un des soldats transperça avec sa lance le côté du Seigneur et il en sortit du sang et de l'eau. » (Jn 19, 34). La mémoire de ce fait est d'autant plus significative la coupe du Calice symbolise le cœur, la Transfiguration et le Flux d'eau et de sang est un thème capital chez Saint Jean qui y revient dans une épitre: « Jésus est celui qui est venu par l'eau et par le sang, non par l'eau seule, mais par l'eau et par le sang. Et l'Esprit est celui qui témoigne que le Christ est la Vérité. Il y en a 3 qui témoignent au miracle des Noces de Cana que seul saint Jean raconte
            Ce miracle signe d'avance toute la vie enseignante du Christ et le but même de son enseignement et de sa manifestation terrestre: Cette transmutation de l'eau en vin est le signe de notre régénération. C'est la réintégration de la Nature purifiée, de notre Humanité (l'Eau) dans la voie enivrante de la vie spirituelle (le Vin), de l'Adan déchu en une voie impliquant pour lui la possibilité de devenir « Fils de Dieu ».
            Le miracle de Cana est également la préface de la Cène où s'accomplit la 2ème phase du mystère: le Vin et l'Eau qui lui est mêlée deviennent le Sang divin, Véhicule de la Vie Divine, dans la Vigne spirituelle l'Eau en vin vivifiant et le vin en sang est la transformation radicale de notre vie.
Le vin nouveau fait éclater nos vieilles outres. Oui à Cana le vin sera épuisé, de même sur la croix, le sang sera épuisé sous la lance du centurion. Et là le Sang va se transformer en feu, en l'Esprit qui embrasera la Terre, qui nous embrasera jusqu'en nos plus petits instants, jusqu'à nos plus petits recoins, pour notre Salut et le Salut du monde.
            A lui soit le Règne, la Puissance et la Gloire aux Siècles des Siècles.

lundi 16 janvier 2012

Stage des chants liturgiques de la "messe des Gaules" le 14 janvier 2012

Samedi 14 janvier 2012: La Paroisse Saint Nicolas Saint Eubert a organisé un stage de chants des offices de Saint Germain de Paris: Vêpres, Laudes et Liturgie de l'ordinaire de cette magnifique "messe des Gaules".

            Les objectifs étaient nombreux et osons le dire: ambitieux:                                                                                                     




préparer son corps-instrument à résonner en activant nos résonnateurs, en recherchant les "harmoniques", en éveillant la totalité de notre corps-instrument en pratiquant quelques exercices selon les indications de Marie Louise Auchert, cantatrice et fondatrice de la Psychophonie, que nous a enseignés Yseult Welsch au cours de ses stages.



   2° Savoir respirer, et chanter les psaumes au rythme de la respiration, respecter la juste pause aux hémistiches.
    Permettre au clergé, au chantre, au choeur et au peuple royal de savoir quand il doit intervenir, respecter le léger " tuilage"  dans les psaumes en recto-tono.
   Père Jean-Moïse a mené une méditation dirigée qui nous a permis d'intégrer les nombreuses informations données.
   5° le soir, notre ami Jean-Etienne nous a rejoint. Ce fut un merveilleux partage biblique.
   6° Nous avons pu mettre en application cet enseignement lors des offices de ces samedi soir et dimanche matin en célébrant les 'Noces de Cana".

lundi 9 janvier 2012

Epiphanie et Théophanie

  Le 6 janvier 2012, au sein de nos paroisses,  nous avons fêté l'Epiphanie, la vénération du Christ par les rois mages qui Le reconnaissent en tant que Prêtre, Roi, et Prophète.
  Les 7 et  8 janvier, nous avons célébré le Baptême du Christ par Jean le Baptiste, dans le Jourdain: La Théophanie. Notre Seigneur Jésus Christ s'est révélé aux hommes  comme l'Un de la Très Sainte Trinité.
               Les liturgies furent célébrées en notre chapelle Saint Vaast-Saint Chrysole à Béthune (samedi), et au Centre spirituel du Haumont à Mouvaux le dimanche.
 

vendredi 14 octobre 2011

17° dimanche après la Pentecôte

Dans l'Evangile de ce dimanche, le Christ, pour répondre aux pharisiens, reprend la révélation faite à Moïse dans le Deutéronome: "Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit", et Il ajoute "Aime ton prochain comme toi-même". Ce second commandement est une invitation pressante de Notre Seigneur Jésus Christ qui sous-tend toute la révélation de la Nouvelle Alliance. 
Dans ces deux commandements, le Christ nous parle de trois amours: de l'homme pour Dieu, pour le prochain et envers nous même. 
   Mais sommes nous capables de nous aimer comme Dieu nous aime?
S'aimer soi-même n'est pas s'aduler et faire de notre corps un sujet d'idolâtrie comme on le voit dans nos sociétés occidentales.Mais sommes nous capables d'aller chercher nos actes, même les plus médiocres, d'aller chercher les composants de nous même que l'on a enterrés, refoulés, mis dans des placards, et de les mettre en pleine lumière avec l'aide du Verbe en leur disant:" Vous, toutes mes composantes, ou parties de moi-même, vous m'avez permis de survivre, vous avez fait les choix que vous avez pus, et, même si j'ai honte à la vue de certains choix, je vous remercie, et je vous aime par la Grâce de notre Seigneur Jésus Christ.
  Quand à nos prochains, savons nous aimer nos plus proches? 
Car il est souvent plus facile d'aimer ceux qui sont loin que ceux qui sont tout près de nous, trop près de nous, qui nous exaspèrent parfois, et même peuvent nous mettre en danger? Savons nous leur tendre la main avec miséricorde, ou  bien les laissons nous dans leurs ténèbres et même parfois mourir dans leurs souffrances?
  Biensûr l'Amour Divin n'est pas le nôtre, il n'est pas sentimental. Le "pauvre de Dieu": Saint François d'Assise, nous montre le chemin à suivre pour le trouver: "Aime toute chose sans t'y attacher, et tous les êtres sans les entraver. Mais, au dessus de tout, Dieu faut-il aimer, car en Lui seul est liberté.... De ceci fera ta règle de vie: Amour et pauvreté sont vie et Esprit". Cela condamne les égoïsmes, et va plus loin: "vers la pauvreté en Esprit".
  Tout comme les moines, nous devons rechercher l'Apathia, le détachement des passions, du mental, du vouloir égoïste, du savoir même, en un mot de l'être égoïstement séparé. Maître Eckhart dit à ce sujet:" Le pur détachement de toute chose est la plus belle et la plus haute des vertus". Rechercher l'impassibilité aimante, qui n'a rien à voir avec la rigidité froide du stoïcisme. Cette impassibilité nous fera acquérir la vraie humilié et le véritable Amour. Et à ce moment là nous pourrons dire avec Maître Eckhart:"Toutes les créatures se rassemblent dans ma maison afin que je les prépare toutes à retourner à Dieu"
A Lui soit le Règne, la Puissance et la Gloire aux siècles des siècles

jeudi 6 octobre 2011

Solennité de Saint Michel Archange

Ce jeudi 29 septembre, nous avons célébré, à Béthune, la Liturgie pour 
                      la solennité de Saint Michel Archange, grand Prince des milices célestes.
 Il fut, dans l'Ancien Testament, l'ange d'Israël.
Après la chute du "porte lumière": Lucifer, Saint Michel Archange reçoit le glaive flamboyant afin de garder la porte du paradis.
Lui, qui est "comme Dieu" se manifeste en Europe occidentale comme au Mont Saint Michel.
La Tradition nous affirme que la succession davidique ou  salomienne, se fit au bénéfice de la monarchie franque "Fille ainée de l'Eglise", lors du baptême de Clovis.
En même temps se réalise  une filiation "d'ordre angélique": l'Ange d'Israël , Saint Michel, devenant l'ange tutélaire de la France.
Fresque: combat de Saint Michel contre le dragon apocalyptique. Peinture murale de Saint Pierre du Mont à Civate.

La veuve de Naïm



Nous remercions Frédérique et Gérard de nous avoir reçu chez eux, en leur maison, "leur sanctuaire familial", le dimanche 25 septembre. 
 Nous y avons célébré le XV° dimanche après la Pentecôte: "La veuve de Naïm".
 Ce fut un temps de partage profond, un moment très priant.
Dans cette "Veuve de Naïm", nos Pères y voient la Sainte Eglise se réjouissant du retour des enfants "morts de la mort de l'âme"  en ayant oublié qu'ils étaient fils et filles de Dieu. Joie pour tous ceux qui se réveillent lorsque Jésus Christ leur dit "Levez-vous!"
 Cette interprétation patristique rejoint celle de la parabole de l'enfant prodigue. (Icône de Monseigneur Jean)

vendredi 16 septembre 2011

Exaltation de la Croix


              Le 14 septembre nous avons célébré l'Exaltation de la Croix:










Au milieu du IV° siècle, apparait la mention d'un rite de "l'élévation de la Vénérable Croix", imitant le geste du patriarche Macaire après la découverte, selon la tradition, de la Croix du Christ . Nos textes liturgiques ont perpétué et développé ce rituel . Cette Croix, symbole de la Mort et Résurrection  de Notre Seigneur, nous permet de vaincre le mal grâce à cette Résurrection . 
Oui cette "Croix, scandale pour les juifs, folie pour les païens" (Saint Paul) est le signe de notre victoire et de notre guérison.