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Réflexions liturgiques et théologiques

lundi 6 février 2012

Entrée dans le temps de préparation de Pâques

   Nous venons de célébrer Septuagésime, et sommes entrés dans le temps de la préparation de Pâques qui est le chemin vers la Mort et la Résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ, et également vers notre propre mort et résurrection.
   Comme l’affirmait le Père Jacques Goettmann : « les trois têtes, et Pères des Alliances Premières, Adam, Noé, Abraham, nous sont donnés comme guides par notre Mère l’Eglise, pour cheminer vers le Royaume, et entrer, par la foi, l’espérance, et l’Amour, dans le mystère de la Divine Charité, "le Mystère dont l’Eglise est pleine : la Trinité » (Origène), le Mystère des trois personnes divines : le Père des lumières, le fils, et l’Esprit Saint, à qui sont le Règne, la Puissance et la Gloire ! Ce mystère dévoilé  dans la Théophanie du Jourdain, nous sera communiqué à Pâques et Pentecôte dans le Baptême, la Chrismation et l’Eucharistie. Le Carême est un chemin laborieux. La Septuagésime nous ouvre les yeux sur nos responsabilités personnelles envers la Vigne du Père, envers les semences du Fils et de l’Esprit, envers l’Offrande du Fils et des "fils de l’Arbre de la Croix" selon l'expression de Jacques Goettman. Le long exil septuagésimal et le jeûne quadragésimal (Carême) sont la germination de la Gloire Incarnée dans notre terre maternelle.

samedi 4 février 2012

Septuagésime

Septuagésime : Dimanche de la Vigne d’Adam
Dimanche 5 février 2012

   Nous faisons mémoire de la vigne du Paradis : l’arbre de la connaissance que devait cultiver Adam, le plan divin dévié par le serpent et l’exil dans les souffrances, les maladies et la mort des ténèbres extérieures.
   Cette liturgie nous dit que l’heure est venue de nous connaitre nous même, dans notre condition de pêcheurs condamnés à la mort, mais invités sur le chemin du retour à l’arbre de Vie car Dieu se manifeste pour annoncer son secours victorieux à l’homme qui est abîmé dans la mort, comme le chante une antienne de ce jour :
                                « Les douleurs de la mort m’environnent                                           ...................................et les tourments de l’enfer m’assiègent.                                                     ...................................Dans ma détresse j’invoque le Seigneur,                                                  ...................................et de son Temple Il entend ma voix »                                         
   L’Evangile de ce jour est le cœur de ce dimanche : c’est l’invitation  à la vigne du Seigneur, L’Alléluia annonce cet Evangile par un verset du psaume 137 :
                                       « Si je t’oublie, Jérusalem,                                                                               .................................que ma droite soit frappée d’impuissance »
Oui ! Notre salut réside dans le fait de faire mémoire de Dieu et du travail qu’Il nous a demandé. Nous sommes une vigne exilée, ravagée, mais bien aimée du Père. Ce père amoureux et miséricordieux espère de nous un fruit, le vin fort et généreux des noces ! Et dans ce long jour ténébreux, où nous sommes plongés, il nous invite, par 12 étapes, 12 temps, 12 heures à cultiver cette vigne que « Sa droite a plantée »
A nous de la cultiver selon Sa volonté.

vendredi 3 février 2012

Le temps des Gésimes

   Les 120 jours qui vont de la Septuagésime (Septante) à la fête de la Pentecôte avec son octave (Pentecôte signifie 50) sont consacrés au mystère pascal qui est le passage de la mort à la Vraie Vie. Ils comprennent 9 semaines de préparation (septuagésime, sexagésime, quinquagésime et Carême), et 8 semaines de fête (la Cinquantaine pascale) qui encadre le Tridium Sacré de la Pâque Chrétienne : le Vendredi Saint, le Samedi Saint, la Nuit et le jour de Pâques, Fête des Fêtes, Solennité des solennités.
   Le premier temps est celui qui s’écoule maintenant dans les tentations et les oppressions, les angoisses de cette vie ici bas.
   Le deuxième est celui qui se passera dans une paix, une béatitude et une joie éternelle que nous gouterons un jour, ainsi que l’affirme Saint Augustin.
   Ce temps liturgique des Gésimes, inconnu en orient, a son origine à Rome, sous Jean III (561-574) évêque de Rome, contemporain de Saint Germain de Paris. Sous Grégoire le Grand (590-604) les liturgies de ces trois dimanches étaient célébrées solennellement dans 3 basiliques cimetériales (Saint Laurent, Saint Paul et Saint Pierre). Deux siècles plus tard elles furent introduites dans nos pays de rite gallicans.
L’architecture de ce temps des gésimes est la suivante: Septuagésime, Adam et la vigne bien aimée du Père, Sexagésime, Noë et les semailles laborieuses du Verbe, dans l'Esprit, pour un monde nouveau, Quinquagésime, Abraham et l'offrande du Fils, la montée à Jérusalem et la vision du mystère d'Amour.                                                                                                                                                                                                                                                                     

jeudi 2 février 2012

La Chandeleur

1. Quarante jours après Noël

Le 2 février Nous célébrons, la présentation de Jésus au Temple.
La tradition juive voulait en effet qu’on présenta, aux prêtres, les  fils premiers nés quarante jours après leur naissance.

Cette date marquait en même temps les relevailles de la mère, c’est-à-dire la reprise de son activité sociale après l’accouchement



2. Pourquoi le mot Chandeleur ?
Il évoque les chandelles qu’on allumait symboliquement au Moyen Age ce jour-là.

Pourquoi des chandelles ? Parce que, lorsque Joseph et Marie arrivent au Temple, un vieillard nommé Siméon les arrête et demande à prendre Jésus dans ses bras.
Il s’exclame : "Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple".

Et c’est parce que Jésus est reconnu comme Lumière du monde par Siméon que cette fête de la présentation prend ensuite l’appellation populaire de fête de la Chandeleur qui comprenait des processions de lumière. 







3. Pourquoi les crêpes ?
Après ces processions, les familles revenaient à la maison porteuse de lumière. Et la soirée se poursuivait autour d’un grand plat de crêpes, car cette gourmandise rappelle par sa forme ronde le disque solaire, donc la lumière !
Elle évoque aussi les offrandes traditionnelles qui se pratiquaient à l’époque de Jésus. En général, on les mange en famille, mais le partage est parfois plus communautaire dans certaines régions.


4. Les petits rites porte-bonheur

Qui n’a pas essayé de faire sauter la première crêpe avec une pièce dans la main pour s’assurer d’une bonne fortune pour toute l’année à venir ?
Qui ne s’est pas désolé de faire tomber sa crêpe au sol en considérant que cela lui porterait malchance ?
 Dans certaines régions de France, on sacrifiait même la première crêpe en la lançant tout en haut de l’armoire : c’était du bonheur garanti !
Personne ne connaît l’origine de cette très ancienne tradition de la crêpe porte-bonheur.






vendredi 20 janvier 2012

Les noces de Cana

Noces de Cana

            En ce début de XXI° ème siècle où les mariages se soldent pour 70% de divorce, il est évident que le mariage à 2, c'est l'échec garanti ! Mais au cœur de cette détresse humaine, le Messie va manifester Sa gloire au cœur de cette humanité en souffrance.
            Marie, l'Épouse avec un grand « E », Marie le « reste d'Israël » comme le disent les Écritures, Marie va faire ouvrir la manifestation publique de son Fils.petit détail, miracle insignifiant ? Peut-être pour nous, mais pas dans le contexte du mariage hébraïque.
            Nous devons nous souvenir du rituel précis et immuable des fêtes juives: l'accueil se fait par « l'ancien » ou le rabbin qui offre la première coupe de vin (béni) en signe de bienvenue. Puis la célébration peut commencer autour du repas. L'ancien rompt le pain et le donne aux participants, puis à la fin il bénit la dernière coupe. C'est la coupe de bénédiction, symbole de la descente de ma Shékina, de la présence divine. Or à Cana: plus de vin, donc pas de bénédiction ! Dieu sera absent dans la vie des mariés: c'est le malheur assuré. L'essentiel est absent. Alors dans le vide ordinaire des 6 jarres, Jésus, lui la 7ème jarre, verse Sa plénitude et l'eau se transforme en vin, en  vie, en vie pétillante.
            Rappelons nous également que dans toutes les messes, celles-ci comportent un rite très important lors de l'Offertoire chez les Romains et lors de la préparation des saints dons chez nous lors de : la mixtion de l'eau au vin dans le Calice : « Ô Dieu qui a établi d’une manière admirable la dignité de la nature humaine, et plus admirablement encore l’a renouvelée, donne-nous selon le symbole de cette eau et de ce vin de participer à ta divinité comme tu as daigné participer à notre humanité »
 Ce rite est nettement inspiré par Évangile de Saint Jean et il représente la transfiguration du Christ au Golgota: « un des soldats transperça avec sa lance le côté du Seigneur et il en sortit du sang et de l'eau. » (Jn 19, 34). La mémoire de ce fait est d'autant plus significative la coupe du Calice symbolise le cœur, la Transfiguration et le Flux d'eau et de sang est un thème capital chez Saint Jean qui y revient dans une épitre: « Jésus est celui qui est venu par l'eau et par le sang, non par l'eau seule, mais par l'eau et par le sang. Et l'Esprit est celui qui témoigne que le Christ est la Vérité. Il y en a 3 qui témoignent au miracle des Noces de Cana que seul saint Jean raconte
            Ce miracle signe d'avance toute la vie enseignante du Christ et le but même de son enseignement et de sa manifestation terrestre: Cette transmutation de l'eau en vin est le signe de notre régénération. C'est la réintégration de la Nature purifiée, de notre Humanité (l'Eau) dans la voie enivrante de la vie spirituelle (le Vin), de l'Adan déchu en une voie impliquant pour lui la possibilité de devenir « Fils de Dieu ».
            Le miracle de Cana est également la préface de la Cène où s'accomplit la 2ème phase du mystère: le Vin et l'Eau qui lui est mêlée deviennent le Sang divin, Véhicule de la Vie Divine, dans la Vigne spirituelle l'Eau en vin vivifiant et le vin en sang est la transformation radicale de notre vie.
Le vin nouveau fait éclater nos vieilles outres. Oui à Cana le vin sera épuisé, de même sur la croix, le sang sera épuisé sous la lance du centurion. Et là le Sang va se transformer en feu, en l'Esprit qui embrasera la Terre, qui nous embrasera jusqu'en nos plus petits instants, jusqu'à nos plus petits recoins, pour notre Salut et le Salut du monde.
            A lui soit le Règne, la Puissance et la Gloire aux Siècles des Siècles.

lundi 16 janvier 2012

Stage des chants liturgiques de la "messe des Gaules" le 14 janvier 2012

Samedi 14 janvier 2012: La Paroisse Saint Nicolas Saint Eubert a organisé un stage de chants des offices de Saint Germain de Paris: Vêpres, Laudes et Liturgie de l'ordinaire de cette magnifique "messe des Gaules".

            Les objectifs étaient nombreux et osons le dire: ambitieux:                                                                                                     




préparer son corps-instrument à résonner en activant nos résonnateurs, en recherchant les "harmoniques", en éveillant la totalité de notre corps-instrument en pratiquant quelques exercices selon les indications de Marie Louise Auchert, cantatrice et fondatrice de la Psychophonie, que nous a enseignés Yseult Welsch au cours de ses stages.



   2° Savoir respirer, et chanter les psaumes au rythme de la respiration, respecter la juste pause aux hémistiches.
    Permettre au clergé, au chantre, au choeur et au peuple royal de savoir quand il doit intervenir, respecter le léger " tuilage"  dans les psaumes en recto-tono.
   Père Jean-Moïse a mené une méditation dirigée qui nous a permis d'intégrer les nombreuses informations données.
   5° le soir, notre ami Jean-Etienne nous a rejoint. Ce fut un merveilleux partage biblique.
   6° Nous avons pu mettre en application cet enseignement lors des offices de ces samedi soir et dimanche matin en célébrant les 'Noces de Cana".

lundi 9 janvier 2012

Epiphanie et Théophanie

  Le 6 janvier 2012, au sein de nos paroisses,  nous avons fêté l'Epiphanie, la vénération du Christ par les rois mages qui Le reconnaissent en tant que Prêtre, Roi, et Prophète.
  Les 7 et  8 janvier, nous avons célébré le Baptême du Christ par Jean le Baptiste, dans le Jourdain: La Théophanie. Notre Seigneur Jésus Christ s'est révélé aux hommes  comme l'Un de la Très Sainte Trinité.
               Les liturgies furent célébrées en notre chapelle Saint Vaast-Saint Chrysole à Béthune (samedi), et au Centre spirituel du Haumont à Mouvaux le dimanche.